Ce que nous avons entendu

Ce rapport résume ce que nous avons entendu des participants sur les sites Internet Parlonsressourcespropres.ca et Letstalkcleanresources.ca depuis le 7 juillet 2016. Les sites ont été communiqués aux intervenants du milieu le 7 juillet et lancés publiquement le 29 août 2016. Cette démarche vise à recueillir les commentaires des Canadiens sur les technologies propres dans les secteurs des ressources naturelles. 

*Veuillez noter que les informations suivantes proviennent des sites d'engagement en français et en anglais.

Taux de participation global et d'inscription :

Des Canadiens de partout au pays participent activement à cette discussion. Même si la plupart des Canadiens inscrits sont de l’Ontario, on note une importante implication des citoyens de l’ouest canadien.













Principaux thèmes et observations (21 octobre au 31 octobre 2016):

Les participants ont exprimé leurs avis sur les différents points de discussion.

Sur les moyens de stimuler la croissance des technologies propres:
  • Les participants ont souligné que le gouvernement a un rôle à jouer dans le financement des initiatives vertes. Un exemple en est la promotion des obligations vertes pour les investissements dans l'énergie verte.
  • Les participants ont mentionné la nécessité d'appuyer les petites entreprises dans l'écologisation de leurs opérations et de soutenir la démonstration et le développement de leurs technologies propres.
  • Un participant a proposé que les gouvernements fédéral et provinciaux collaborent avec le secteur industriel pour élaborer un processus de sélection efficace pour les essais de nouvelles technologies, et un programme incitatif pour encourager les producteurs à offrir l'occasion aux essais approuvés.
  • Une autre idée reçue était de promouvoir l'infrastructure cyclable comme une solution innovante pour l'énergie propre, intégrante dans la promotion d'une société saine.
Des thèmes communs qui ont survenus des discussions sur les avantages et/ou les défis de l'utilisation des déchets et/ou des ressources agricoles et forestières pour la création de nouveaux produits renouvelables:
  • La nécessité d'examiner tous les composants et les impacts de ces processus - par exemple, le gel des biocombustibles en temps froid, le défrichage des terres pour l'agriculture éliminant les puits de carbone, les biocarburants devant être transformés et transportés qui utilisent plus d'énergie.
  • La nécessité de rechercher les biocarburants qui n'émettent pas de carbone pour répondre à nos engagements à Paris.
  • La nécessité d'utiliser plus de biomasse et de relever des défis tels qu'une croissance du financement et d'un accent sur les bioraffineries.
Les participants ont proposé que le gouvernement fédéral et le secteur industriel collaborent pour appuyer les technologies propres dans le secteur de la pêche:
  • La nécessité de financer des technologies qui rendent des économies de coûts au secteur de la pêche, en particulier à l'industrie, comme les technologies de rendement énergétique qui peuvent être installées sur les moteurs diesel déjà en existence.
  • La nécessité d'investir dans des technologies qui réduisent les émissions dans le secteur de la pêche.
  • La nécessité de promouvoir les produits de la pêche canadiens de ceux qui ont adopté des technologies propres dans leurs pratiques quotidiennes sur les marchés mondiaux en s'engageant avec les navires de pêche et avec les transformateurs terrestres et les exportateurs de produits de mer.

Principaux thèmes et observations (17 octobre au 21 octobre 2016):

Les participants ont partagé beaucoup d'idées sur les interventions possible de la part du gouvernement fédéral, notamment:
  • Mettre l'accent sur la création de politiques qui modifient les comportements des consommateurs liés à la consommation d'énergie
  • La nécessité d'augmenter les investissements dans l'énergie solaire, notamment: la nécessité d'augmenter les subventions de l'énergie solaire dans le nord, de profiter de la consommation énergétique maximale en été ainsi que les 18 heures de jour par jour et, appuyer l'utilisation des fenêtres et films de porte solaires, les rideaux d'air et les revêtements
  • Fournir un financement direct pour l'innovation technologique propre dédié aux PME ou les inventeurs à petite échelle 
  • La nécessité de créer des incitations fiscales pour l'achat de véhicules électriques (VE)
  • La nécessité de faire des recherches sur l'utilisation et le développement du biobrut, en dépit de son coût de production relativement élevé actuel et des exigences réglementaires.

Principaux thèmes et observations (7 octobre au 14 octobre 2016):

Cette semaine, les participants ont partagé beaucoup d'idées sur les interventions possible de la part du gouvernement fédéral. Nous avons entendu:
  • Le Canada doit cesser de choisir des projets isolés qui ont peu d'espoir de commercialisation sans que des politiques en place (ou idéalement les conditions du marché) leur permettent de se reproduire à maintes reprises.
  • Les politiques visant à appuyer le développement technologique et la commercialisation doivent être développés en accord avec des politiques qui permettront à ces technologies de fonctionner commercialement.
  • Le gouvernement dispose d'assez d'argent pour la recherche sur les technologies propres, mais il est canalisé par l'entremise des méthodes conventionnelles et devrait toutefois produire des solutions innovatrices.
  • Le gouvernement devrait avoir les meilleurs cerveaux à son service pour évaluer quel projet d'entreprise et quel projet de recherche institutionnel sont les plus méritants. Une fois que cela soit fait, les fonds devraient être fournis sans condition.
  • Lorsque les entreprises dont le projet est évolutif manquent de financement, cela constitue certainement un obstacle à l'emploi de l'énergie propre et des technologies connexes.
  • Si des projets compétent et les entreprises ont besoin de financement, le gouvernement peut agir en tant que partenaire dès le début et alléger toute pression de la petite/grande entreprise d'apporter leur propre capital ou de décrochage en raison de son manquement.
  • Le manque de financement ne devrait pas être considéré comme un problème, car beaucoup de documents ne donnent pas des résultats de grandeur et sont gaspillées par les entreprises, seulement parce qu'il est considéré de «l'argent gratuit».
  • La recherche et le développement sont souvent regroupés, mais sont très différents en termes d'exigences de fonds propres et de profil de risque. Certes, dans le secteur des ressources naturelles, où la commercialisation d'une technologie peut prendre de 10 à 20 ans et la différence d'échelle entre la recherche et la commercialisation sont extrêmement importantes, ils ne doivent pas toujours être liés.
Sur les véhicules électriques, nous avons entendu que:
  • Les subventions gouvernementales aux constructeurs automobiles doivent être liées à la production de véhicules électriques (VE).
  • L'adoption généralisée des VE serait plus facile si tous les nouveaux immeubles à logements multiples étaient appelés à fournir au moins une station de recharge et que les immeubles à logements multiples plus anciens étaient encouragés à en ajouter un avec un programme d'incitation.
  • Le gouvernement devrait adopter un mandat ZEV (Zero-Emission Vehicle) exigeant qu'un montant d'émissions des ventes totales du constructeur automobile soit nul, comme en Californie.

Principaux thèmes et observations (23 septembre au 7 octobre 2016):

Les participants ont exprimé leurs avis pour les différents points de discussion, y compris les suivants :

Comment peut-on soutenir les recherches sur les écotechnologies et le développement de celles-ci? Comment peut-on favoriser le déploiement des écotechnologies dans les collectivités éloignées et hors réseau?

  • Les participants ont relevé que le manque de fonds et de soutien fait obstacle aux premières étapes de déploiement d’énergies propres à des collectivités éloignées et hors réseau.
  • Un participant a fait remarquer que pour soutenir les entrepreneurs qui mènent des activités dans des collectivités éloignées et hors réseau, il serait bénéfique qu’un tiers pris en charge par le gouvernement évalue l’utilité de la nouvelle technologie et participe à son déploiement.

Les thèmes courants qui ont été soulevés au cours de la discussion sur les véhicules électriques sont les suivants :

  • Le besoin d’accroître les capacités des véhicules électriques, en particulier durant l’hiver.
  • Le besoin d’accroître le nombre d’infrastructures de chargement dans les stations-service.
  • Le besoin de vitesses de charge rapides.
  • Les consommateurs seraient davantage portés à acquérir des véhicules électriques si ceux-ci étaient offerts à des prix concurrentiels.


Principaux thèmes et observations (10 septembre au 23 septembre 2016) :

Les participants ont exprimé quelques opinions en réponse aux questions de la discussion. Voici quelques-unes de leurs idées :

  • Il est possible de promouvoir et d’améliorer l’efficacité énergétique dans les maisons et l’industrie.
  • Les stratégies pour la gestion des ressources naturelles devraient reposer sur une approche axée sur le cycle de vie afin d’optimiser la viabilité des industries et de réduire les effets défavorables pour l’environnement.
  • Envisager l’électrisation du secteur des transports.
  • Il faudrait voir la réglementation comme un facteur qui à la fois stimule et limite l’innovation propre. Par exemple, une entreprise a décidé de ne pas poursuivre le développement d’une technologie pour purifier l’eau parce que le régime de réglementation ne l’aurait pas alors autorisée à ce temps-là.
  • Accroître la recherche visant à mettre au point des batteries de véhicules électriques qui peuvent parcourir une plus grande distance et élargir le réseau de bornes de recharge.

Les participants ont aussi exprimé de nombreuses idées en réponse à une question concernant l’implantation des technologies énergétiques propres dans les régions éloignées ou situées à l’extérieur du réseau. Voici quelques-unes de leurs idées :

  • Les difficultés comprennent l’équilibrage du réseau, le caractère saisonnier, les principes de génie sur les sites peu rentables et les politiques des services publics provinciaux et territoriaux.
  • Les partenariats entre les sources industrielles d’énergie (p. ex., mines ou usines) et les communautés autochtones ou du Nord adjacentes peuvent aider à établir et à exploiter des micro-réseaux.
  • Étendre les lignes de transport d’électricité aux communautés ou étudier des options comme le gaz naturel, la géothermie ou l’énergie marémotrice. Ces idées pourraient créer des emplois et stimuler le développement économique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les participants ont aussi discuté des difficultés et des obstacles qui empêchent le développement et l’adoption de technologies propres, particulièrement sur le plan financier. Ils ont mentionné ce qui suit :

  • Un cadre de travail pour la propriété intellectuelle ouvert est recommandé, car cela pourrait être plus concurrentiel sur le plan des prix que le régime actuel.
  • Les projets de technologies propres nécessitent de gros investissements et il est souvent difficile d’obtenir du financement. Certains pensent que ceux qui exploitent des ressources naturelles préfèrent investir dans des technologies fiables qui ont été mises à l’essai plutôt que dans des technologies propres. D’autres pensent que le gouvernement fédéral pourrait jouer un rôle dans l’atténuation des risques des technologies en fournissant des installations d’essais (p. ex., laboratoires du gouvernement) afin de faciliter leur adoption par les entreprises du secteur des ressources naturelles.
  • Encourager l’innovation dans le domaine des technologies énergétiques durables, supprimer les subventions à l’industrie. Les allègements fiscaux, la diminution des redevances, les subventions ou les prêts à intérêts modiques ne sont pas les meilleures approches; il faut plutôt mettre en place une méthode de pondération qui s’assurerait que les industries et les entreprises paient pour les coûts externes, ainsi que leurs parts d’impôt.


Principaux thèmes et observations (7 juillet au 9 septembre 2016) :

Depuis le 7 juillet, les Canadiens ont fait part de leurs réflexions sur ce qu’ils entendent par la technologie propre dans les secteurs des ressources naturelles. Beaucoup de participants ont contribué à la conversation en répondant à des sondages rapides, en soumettant une idée, en posant des questions et en publiant des commentaires sur des sujets de discussion.

Certains participants s’intéressaient aux mesures que le gouvernement prend pour des questions comme les suivantes :

  • plus de partenariats public-privé pour favoriser la recherche et le développement;
  • une augmentation du financement du gouvernement ou des mesures visant à faciliter l’accès aux capitaux pour des projets de technologies propres qui deviendraient commercialement viables;
  • un rôle central que le gouvernement fédéral devrait jouer en soutenant l’innovation; et 
  • la réglementation en matière de technologies propres, comme un prix du carbone, pour inciter à la R. et D. et à l’adoption de technologies propres.

Des participants ont discuté des idées pour réduire les émissions de GES au moyen de mesures comme une taxe sur le carbone et d’autres sources d’énergie (p. ex., solaire ou nucléaire) mais aussi des difficultés à apporter ce changement parce qu’actuellement, le Canada dépend énormément des hydrocarbures (p. ex., charbon, pétrole, gaz) pour ses besoins en énergie. 

  • Il y a aussi de l'intérêt et de l'appui pour les immeubles et les « maisons à consommation énergétique nette zéro »; et 
  • Un participant a mentionné qu’un concours pourrait stimuler la recherche et développement (R-D) de technologies énergétiques révolutionnaires.

Nous portons un grand intérêt à nos discussions sur les véhicules électriques. Voici certaines des idées proposées :  

  • Tous les ordres de gouvernement devraient investir dans l’installation de bornes de recharge près des grandes villes.
  • Les véhicules électriques doivent être aussi pratiques et efficaces que les véhicules à essence et avoir un prix comparable à ces derniers.
  • Le gouvernement fédéral devrait remplacer tous les camions, les autobus, les trains et les voitures à moteur diesel appartenant à l’État par des véhicules entièrement électriques ou fonctionnant avec du carburant renouvelable plus propre.

Certains participants ont dit qu’en plus de l’autonomie, le prix est un obstacle important. Voici quelques idées qui ont été émises pour résoudre ce problème :

  • L’industrie devrait vendre les véhicules électriques au même prix que les véhicules fonctionnant à l’essence ou au diesel.
  • Le gouvernement devrait établir une taxe sur le carbone ou des crédits d’impôt pour créer des conditions de marché favorables.
  • Retirer les subventions à l’industrie pétrolière et gazière afin de les réaffecter à des allègements fiscaux ou à des subventions pour les véhicules électriques.


Contributions des sondages éclair

La caractéristique la plus populaire des sites consistait en sondages éclair. En plus de passer des commentaires de discussion instructifs, de nombreux visiteurs des sites ont contribué à ces sondages éclair. Deux sondages rapides ont été publiés du 20 septembre au 4 octobre, et de nouvelles questions du sondage éclair sont régulièrement ajoutées.

Contributions du 21 octobre au 31 octobre:

Q : Nous avons reçu d'excellents commentaires sur les obstacles et les défis liés au développement et à l’utilisation de technologies propres dans les industries des ressources naturelles. Selon vous, quel est le dossier le plus important que le gouvernement du Canada devrait régler? (28 réponses)

Q : Quel est le pourcentage des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évitées si on utilisait la bioénergie produite par la biomasse forestière plutôt que l’énergie des combustibles fossiles traditionnels? (11 réponses)

Contributions du 4 octobre au 20 octobre:

Q: Selon vous, quels types de technologie propre dans les secteurs des ressources naturelles pourraient aider à réduire les répercussions des changements climatiques? (84 réponses)

Q: Environ quel pourcentage du parc électrogène du Canada provient de l’énergie nucléaire? (47 réponses)


Contributions du 20 septembre au 4 octobre:

Q: La nouvelle résidence de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) détient dorénavant le record mondial du plus haut bâtiment en bois. Grâce à l’utilisation du bois, la résidence emmagasinera plus de 1 750 tonnes métriques d’équivalent en dioxyde de carbone (CO2 éq.) de gaz à effet de serre. Il s’agit de l’équivalent de retirer quel nombre de voitures des rues au Canada pendant une année? (12 réponses)


Q: La bioénergie représente quel pourcentage du total de l’approvisionnement énergétique du Canada? (20 rponses)

Contributions du 14 septembre au 20 septembre 2016:

Q: Savez-vous combien d’argent les secteurs des ressources naturelles ont contribué à l’économie canadienne en 2014? (18 réponses)


Q: Combien des 15 projets opérationnels de captage et de stockage du carbone (CSC) à grande échelle dans le monde entier sont-ils hébergés au Canada? (28 réponses)

Contributions du 7 juillet au 28 août 2016:

Q: Quel est le pourcentage d'émissions de gaz à effet de serre provient de l'extraction, de l'exploitation et de l'utilisation des ressources naturelles au Canada?  










Q: Selon vous, quel domaine est le plus susceptible de générer une énergie propre dans l'avenir? 










Nous vous remercions pour vos contributions. L'équipe d'engagement de Parlonsressourcespropres.ca continuera de partager des rapports sur ce que nous avons entendu des canadiens et canadiennes ainsi que des intervenants de façon régulière.  Nous vous invitons à consulter notre site régulièrement pour des mises à jour!